Comment choisir son ATO pour l'APS-MCC : les 5 erreurs à éviter
En bref dans cet article :
- Ne te fie pas au prix affiché — compare le coût à l’heure
- 40h de simulateur c’est le minimum EASA, pas l’idéal
- Vérifie si les instructeurs sont des TRI/SFI actifs ou retraités depuis longtemps
- Méthode CBTA/EBT vs liste d’exercices à cocher : ça change tout
- Sessions rares + formations qui s’étalent = budget qui explose
Tu as décidé de faire une APS-MCC. Bonne décision. Maintenant, il faut choisir ton ATO. Et pour choisir ATO APS-MCC sans se tromper, il y a quelques pièges à éviter.
Le choix de l’ATO compte autant que le choix entre MCC simple et APS-MCC. Une APS-MCC mal faite, c’est de l’argent dépensé pour arriver « juste » en sélection. Voici les erreurs les plus fréquentes — et comment les éviter.
Erreur #1 : Se fier uniquement au prix
Une APS-MCC à 5 200€, une autre à 8 000€. L’écart représente un budget conséquent. Sauf que le prix affiché ne dit pas grand-chose.
Ce qui compte, c’est le coût horaire réel. Une formation à 5 200€ pour 60 heures revient à 87€/h. Une formation à 6 400€ pour 125 heures revient à 51€/h. La seconde est plus chère sur le ticket, mais tu en as deux fois plus pour ton argent.
Regarde aussi ce qui est inclus. E-learning en supplément ? Documentation facturée à part ? Frais d’examen en plus ? Certains ATOs affichent un prix d’appel et ajoutent des lignes à la fin.
Pose la question clairement : « C’est quoi le prix tout compris, sans surprise ? »
Erreur #2 : Ignorer le volume horaire réel
Le minimum EASA pour l’APS-MCC, c’est 40 heures de simulateur. Beaucoup d’ATOs s’arrêtent là. Total de la formation : 60 à 80 heures avec les cours au sol (et parfois en distanciel !).
C’est suffisant pour le certificat. Moins pour être à l’aise le jour J.
Ce qu’il faut regarder :
- Heures de simulateur : 40h, c’est le plancher. Plus, c’est mieux.
- Ground school : combien d’heures en salle ? En présentiel ou en ligne ?
- Briefings et débriefings : sont-ils comptés ? Structurés ?
- Outils complémentaires : VPT, e-learning, documentation Airbus, iPads ?
La différence entre 60 et 125 heures de formation totale est énorme. En sortie, ça se voit.
Erreur #3 : Ne pas vérifier le profil des instructeurs
Un instructeur, ce n’est pas juste quelqu’un qui t’apprend à piloter. C’est quelqu’un qui te prépare à ce que les recruteurs attendent.
Un TRI actif en compagnie connaît les SOPs actuels, les tendances des sélections, les erreurs qui éliminent. Un instructeur retraité depuis 10 ans enseigne parfois des procédures qui n’existent plus.
Questions à poser :
- Quels sont les profils des instructeurs ? TRI ? SFI ? Actifs ou retraités ?
- De quelles compagnies viennent-ils et quelle est leur expérience ?
- Depuis combien de temps enseignent-ils ?
Un bon ATO te répond sans hésiter. Un mauvais ATO reste vague.
Erreur #4 : Négliger la méthode pédagogique
Tu peux faire 40 heures de simulateur et ressortir avec un niveau insuffisant. Tout dépend de comment c’est fait.
Les compagnies forment leurs pilotes avec l’approche CBTA/EBT (Competency-Based Training and Assessment / Evidence-Based Training). C’est du suivi par compétences : on identifie tes points faibles, on les travaille, on mesure ta progression.
La plupart des ATOs utilisent encore l’ancienne méthode : une liste d’exercices à cocher. Tu fais l’exercice, c’est validé, on passe au suivant. Peu importe si tu l’as vraiment maîtrisé.
Demande comment la formation est structurée :
- Y a-t-il un suivi individualisé ?
- Les scénarios sont-ils de type LOFT (Line Oriented Flight Training) ?
- L’évaluation est-elle continue ou juste finale ?
Si on te répond « on suit le programme EASA », c’est probablement du minimum réglementaire (voir la documentation EASA).
Erreur #5 : Oublier la disponibilité et la durée réelle
Certains ATOs n’ont qu’une ou deux sessions par an. Tu t’inscris en janvier, tu commences en septembre. Entre-temps, tu perds des mois.
Autre piège : les formations qui s’étalent. Ce qui était prévu en 4 semaines devient 6, voire 8. Simulateur indisponible, instructeur absent, session reportée. À chaque semaine supplémentaire, tu ajoutes des frais : hébergement, transport, vie sur place. Le budget explose.
Ce qu’il faut vérifier :
- Fréquence des sessions : toutes les semaines ? Tous les mois ? Deux fois par an ?
- Durée garantie : la formation dure combien de temps ? C’est contractuel ?
- Flexibilité : possibilité de décaler si besoin ?
Un ATO sérieux s’engage sur une durée et s’y tient.
Checklist : comment choisir ATO APS-MCC
Avant de signer, vérifie ces points, un bon ATO répond à tout ça clairement. Si tu sens du flou, c’est un signal :
| Critère | Question à poser |
|---|---|
| Prix | "C'est quoi le tarif tout compris ?" |
| Volume | "Combien d'heures au total ? Simulateur + ground + briefings ?" |
| Instructeurs | "Quels profils ? Actifs ou retraités ? Quelles expériences ?" |
| Méthode | "Approche CBTA/EBT ou liste d'exercices classique ?" |
| Disponibilité | "Quelle fréquence de sessions ? Durée garantie ?" |
| Documentation | "Manuels Airbus officiels ou supports génériques ?" |
Ce qu’on propose chez Iroise Aéro Formation
Notre APS-MCC, c’est 125 heures de formation : 40 heures sur simulateur FNPT II-MCC A320, 60 heures de ground school et briefings en présentiel, des modules e-learning, et 14 heures de simulateur VPT en bonus.
Notre méthode suit l’approche CBTA/EBT : scénarios LOFT, suivi individualisé par compétences, évaluation continue. Tu apprends à gérer des situations, pas juste à exécuter des exercices.
Nos instructeurs sont des TRI et SFI issus d’Air France, easyJet, Volotea, Swiss, Transavia — actifs ou en retraite récente.
Sessions toutes les deux semaines à Brest. Tarif : 6 400€, éligible CPF.









