APS-MCC : À quoi ressemble une journée type de formation
En bref
- Une session APS-MCC = briefing + 4h simulateur + débriefing
- 10 sessions au total pour atteindre les 40h réglementaires
- Progression du procédural (sessions 1-3) vers les LOFT réalistes (sessions 4-10)
- Évaluation finale sur les 9 compétences EASA
- Chez Iroise : e-learning préparatoire avant chaque session, scénarios SBT, débriefing CBTA avec facilitation, sessions de nuit selon programmation
Avant d’arriver : la préparation du vol
Le briefing a une heure fixe. Mais ta journée commence avant.
Dans la plupart des ATO, tu reçois à l’avance les éléments du vol : aéroports, météo, masse et centrage, NOTAMs. Tu prépares ton vol comme tu le ferais en compagnie. Tu calcules le carburant, tu briefes les approches, tu anticipes les contraintes.
Si tu arrives sans avoir préparé, tu perds du temps. Et surtout, tu rates l’occasion de t’entraîner à ce qui sera ton quotidien en ligne : la préparation au sol.
Le briefing : poser le cadre
Le briefing sert à aligner tout le monde avant d’entrer dans le simulateur. L’instructeur rappelle les objectifs de la session, les situations qui seront travaillées, les points d’attention.
Avec ton binôme, tu confirmes la répartition des rôles. Tu revois les SOP. Tu poses tes questions. Si des faiblesses ont été identifiées lors des sessions précédentes, c’est le moment d’en reparler.
À la fin du briefing, tu dois savoir ce qu’on attend de toi.
Dans le simulateur : du procédural au LOFT
Les premières sessions sont généralement procédurales. Tu apprends les flows, les callouts, la coordination de base. L’instructeur intervient, corrige, peut faire des pauses pour expliquer.
Au fil de la formation, les sessions évoluent vers des LOFT — Line Oriented Flight Training. Tu voles des scénarios complets, en temps réel, avec des événements qui se déclenchent au fil du vol. L’instructeur n’interrompt plus. Il observe et note.
C’est dans ces sessions que tu découvres comment tu réagis vraiment sous pression : gestion de la charge de travail, communication avec ton binôme, prise de décision quand plusieurs problèmes arrivent en même temps.
Le débriefing : retour sur la session
Après la session, retour en salle. L’instructeur fait le point sur ce qui s’est passé : ce qui a fonctionné, ce qui a posé problème, les erreurs à corriger.
Le format varie selon les écoles. Dans beaucoup d’ATO, c’est assez directif : l’instructeur donne son retour, tu écoutes, tu notes. Ça dure entre 15 et 30 minutes, parfois moins si la session s’est bien passée.
Journée APS-MCC : la progression sur 10 sessions
L’APS-MCC suit une logique de montée en compétence :
- Sessions 1-3 : Procédures normales, coordination de base, familiarisation avec l’avion et les SOP.
- Sessions 4-5 : Procédures anormales, gestion des pannes, scénarios plus complexes.
- Sessions 6-9 : LOFT complets avec pilotage avancé, automatisation, déroutements, décisions sous contrainte de temps.
- Session 10 : Evaluation finale (source EASA). Un vol complet où tu dois démontrer ta maîtrise des 9 compétences EASA.
Chaque session s’appuie sur la précédente. Si tu ne bosses pas entre les sessions, ça se voit.
Ce qu’on fait chez Iroise
Chez Iroise Aéro Formation, on a structuré la formation pour aller plus loin que le standard.
E-learning dédié avant chaque session. La veille de chaque session simulateur, tu as accès à un module e-learning spécifique qui te prépare à ce que tu vas travailler le lendemain. Ces sujets sont ensuite repris et approfondis pendant le briefing avec l’instructeur. Tu arrives en sachant déjà de quoi on parle — le briefing sert à consolider, pas à découvrir.
Scénarios SBT (Scenario-Based Training). À partir de la 4e session, tous les vols sont des scénarios construits comme des situations réelles. Pas des exercices isolés (« on va faire une panne hydraulique »), mais des vols complets où les événements s’enchaînent comme en ligne. Tu connais le cadre général du vol — les aéroports, la météo, le contexte — mais pas le scénario précis. Tu ne sais pas ce qui va tomber, ni quand. Le but : travailler ta résilience, ton adaptation, ta gestion du startle effect, et ta capacité à répartir la charge de travail dans l’équipage.
Vraie approche CBTA avec facilitation. Chez nous, le débriefing n’est pas un monologue où l’instructeur te dit ce qui était bien ou pas. C’est une facilitation structurée. L’instructeur te guide avec des questions ouvertes : « Qu’est-ce qui a bien fonctionné ? », « Qu’est-ce que tu ferais différemment ? », « Comment tu trouves que vous avez géré telle situation ? »Chaque question s’appuie sur des comportements observables identifiés pendant la session. Tu apprends à t’auto-évaluer, à mettre des mots sur ce qui s’est passé, à construire toi-même ton plan de progression. C’est comme ça qu’on forme des pilotes capables de continuer à progresser en ligne — pas des pilotes qui attendent qu’on leur dise quoi penser.
Sessions de nuit (selon programmation). Nous essayons de programmer au minimum une session de nuit — entre minuit et 6h du matin. L’objectif principal : travailler ta résilience. Quand tu es fatigué, ta vigilance baisse, ta communication se dégrade, ton seuil de réaction change. C’est exactement ce que tu vivras en ligne lors de tes premiers vols de nuit ou en fin de rotation — et c’est aussi souvent le cas pendant les formations en compagnie aérienne, où les créneaux simulateur sont régulièrement programmés de nuit. Mieux vaut s’y confronter maintenant, avec un instructeur à côté, plutôt que de le découvrir pendant ta QT.
Format structuré. Chaque session suit le même format : 1h30 de briefing, 4h de simulateur FNPT II-MCC A320, 30 minutes de débriefing structuré. Les instructeurs sont des TRI et pilotes de ligne en activité.
Si tu hésites encore entre MCC et APS-MCC, lis d’abord cet article.






